Producteur rock

Yann Tiersen

Yann Tiersen

Le neuvième album studio de Yann Tiersen, et son premier album piano en solo, s’appelle EUSA, le nom breton de l’île de Ouessant. Située à 30 kilomètres de la côte ouest de la Bretagne dans la mer Celtique, cette île est là où Tiersen vit et, avec EUSA, là où il a créé un album d’une beauté rare.

Vivre sur l’île plonge chaque jour Tiersen dans un environnement isolé, naturel et sauvage. Avec EUSA, son objectif était de faire une carte musicale, un outil pour que l’auditeur navigue et ressente son environnement. Tiersen ne veut pas dire à l’auditeur quoi penser ou ressentir, EUSA est plutôt voulu comme un guide.

Yann Tiersen a commencé à gagner en notoriété quand ses premiers albums ont été utilisés pour créer la bande-son du film « Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain » (Jean-Pierre Jeunet, 2001). Ses albums ont été variés dès le début.

La Valse Des Monstres (1995), son premier album, possède une production épurée, et Le Phare (1998), est l’album qui l’a fait connaitre. Ce sont ces deux là qui ont été exploités ensuite pour Amélie Poulain, Ses trois albums suivants, (Infinity, 2014), dont certaines chansons ont été récemment utilisées pour un nouveau film intitulé Hurricane, l’applaudi par la critique Skyline (2011) et Dust Lane (2010), montrent la profondeur de Tiersen et son assurance intrépide. Le nouvel album EUSA se dirige vers des sons contemporains plus minimalistes, montrant le prolongement de la diversité de Tiersen.

Initialement, EUSA n’était pas prévu comme un album, mais comme un livre de partitions pour dix nouveaux morceaux de piano. « Au début, l’idée était de sortir un livre de piano et de commencer une carte musicale de l’île où je vis », explique Tiersen.

Tiersen a sorti les partitions en décembre 2015 et a dévoilé son interprétation des compositions pendant une tournée européenne à guichets fermés au printemps 2016. Pour cette tournée, Tiersen a joué les dix morceaux seul au piano, ce qui l’a poussé à enregistrer l’album. Celui-ci a été enregistré au Studio 1 à Abbey Road, soulignant encore plus l’approche pure et sans fioritures de EUSA.

L’ensemble de ces dix morceaux de piano solo forme en effet une carte musicale de l’île de Ouessant. Chacun des dix morceaux a été créé et nommé en fonction d’un endroit précis de l’île. Quand les partitions des morceaux sont sorties, chacune d’elles était accompagnée des coordonnées de son lieu sur Ouessant, et d’une image de cet endroit.

Tiersen écrit : « Ce que nous sommes est toujours relatif à où et quand nous sommes, la perception de soi est faite de ce que nous considérons comme étant chez nous.

Donc, je suis les pierres en granite de ma maison qui ont été des rochers dans la mer, je suis « Gwalarn », le vent de nord-ouest qui souffle sur l’île de Ouessant et sur toute la Bretagne, je suis la laine de mouton, je suis l’odeur de la lande, je suis les arbres morts et ceux toujours debout, je suis ma musique et ma musique est tout ça. Je ne suis pas une grande ville et je ne suis pas Montmartre, je suis mon île, je suis les étendues sauvages que j’ai parcourues à vélo. »

Pour l’album, Tiersen a manipulé ses champs d’enregistrement originaux de sons naturels de l’île de façon électronique pour créer un bourdonnement subtil, puis il est allé à Abbey Road et a enregistré le piano. Le lieu a toujours été important dans tout ce que Yann Tiersen crée, et ici, il pousse l’élément du lieu et sa connexion avec la terre encore plus loin. Les morceaux sont séparés par des improvisations, toutes intitulées « Hent », ce qui se traduit par « chemin », qui conduisent l’auditeur d’un lieu à l’autre à travers l’île.

L’album reflète à la fois le lieu et l’état d’esprit de Tiersen, l’atmosphère de cet endroit et sa solidité, le fait d’être installé ici et fiancé. « Maintenant je vis tout le temps à Ouessant, » explique-t-il. « J’étais beaucoup en tournée avant, mais j’ai passé l’année dernière sans tellement bouger et je suis dans un environnement serein, avec une vie tranquille. »

« Nous somme de plus en plus, à cause du capitalisme et de ce monde fou, complétement déconnectés de la nature donc ça, c’est devenu une sorte de déclaration politique. Je veux explorer ça et le petit bout de terre où je vis. Il y a une partie de la terre dans la musique, c’est sûr, elles sont connectées. »

Né à Brest, en Bretagne, en 1970, la formation classique de Tiersen a été courte, presque non-existante, puisqu’il a rapidement quitté les académies de musiques de Rennes, Nantes et Boulogne. À la place, il a grandi avec la diversité et l’énergie que le festival la Route du Rock a apporté chaque année à sa porte. Le passé punk de Tiersen et son amour pour la musique électronique (Neu !, Kraftwerk et Moderat font tous partis de ses artistes préférés) est ce qui a fini par influencer la musique qu’il fait, et cette diversité se retrouve totalement dans le piano solo de EUSA.

« Ça a été très inattendu », dit-il. « Parce qu’au début c’était un livre de partitions, j’ai eu le temps de transformer les enregistrements, de faire de l’improvisation et de créer des liens entre les chansons et à travers ça, c’est devenu quelque chose de plus long et quelque chose de spécial. »

EUSA sortira en CD, double vinyle et téléchargement le 30 septembre 2016.

yanntiersen.com |facebook.com/yanntiersen.official

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


× neuf = 63

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Wordpress Themes - Wordpress Video Themes - Wordpress Travel Themes - WordPress Restaurant Themes