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The Last Shadow Puppets

The Last Shadow Puppets

Qu’on l’ait attendu ou non, Everything You’ve Come to Expect a mis du temps à venir : huit années entières depuis la sortie de The Age of Understatement, le premier album de The Last Shadow Puppets.

Inutile de préciser que d’autres obligations ont eu lieu entre The Age of Understatement et son successeur, comme l’ascension irrésistible des Arctic Moneys (l’autre groupe d’Alex Turner), qui ont sorti non pas un mais trois albums au succès énorme entre 2008 et 2013. « J’aimerais avoir une réponse plus fleurie, mais on n’a simplement pas eu l’occasion de faire un deuxième album plus tôt. » dit Turner. The Age of Understatement a dépassé nos attentes, mais ça a été écourté parce qu’on avait jamais supposé qu’on ferait une tournée pour cet album. Et puis on devait retourner à nos autres groupes. (Miles Kane s’est lancé dans une carrière solo après avoir dissout son trio The Rascals en été 2009 et a sorti deux albums.)

Miles Kane et Alex Turner n’ont jamais eu l’intention de reléguer les Last Shadow Puppets au second plan : la créativité que le groupe leur permettait d’avoir était bien trop importante pour ça. « The Age of Understatement, c’était la première fois que je voyais les paroles comme un simple élément de l’enregistrement, comme la mélodie et le reste de la musique, » dit Turner. « Avant cela, chaque chanson que j’avais écrite était ‘au sujet de quelque chose’. C’était la première fois que je commençais à voir les paroles plus comme un composant, à ne pas me focaliser dessus mais à penser à l’ombre projetée sur le mur plutôt qu’à l’objet lui-même. C’était comme tremper un orteil dans l’abstrait pour la première fois. »

Tout comme The Age of Understatement a permis au duo d’explorer le monde de la pop des années soixante qui contrastait vivement avec le rock indie des Arctic Monkeys et des Rascals, le nouvel album des Last Shadow Puppets a permis à Kane et Turner de prendre des directions radicalement nouvelles par rapport à ce qu’ils ont fait d’autre. En fait, plusieurs chansons d’Everything You’ve Come to Expect ont germé depuis que les Arctic Monkeys ont terminé leur dernière tournée en novembre 2014. « On a écrit ces chansons de façon sporadique ces deux dernières années, » dit Turner.

Il est bien conscient que “l’histoire” d’Everything You’ve Come to Expect  pourrait être réduit au fait que Miles Kane et lui vivent désormais tous deux à Los Angeles et que cet album a été enregistré au studio Shangri-La de Rick Rubin. « J’aimerais que ce soit simple et net, du genre ‘On vit ici donc ça sonne comme ça’, dit-il, mais ce n’est pas vraiment le cas. Quand j’écoute l’album, je pense à d’autres villes, Londres et Paris, autant que je pense à LA. » Kane acquiesce : « On en s’est pas dit ‘Faisons un album dans le style de Los Angeles’. C’était plutôt ‘Bon, on est ici, faisons le ici’. »

Les deux hommes admettent cependant que certaines influences américaines se sont distinctement infiltrées dans les chansons de cet album, même si on les détecte moins facilement que les influences de Scott Walker, John Barry et Ennio Morricone dans l’album précédent.

Pour Owen Pallett, qui avait fait les arrangements des cordes sur The Age Of The Understatement et a à nouveau travaillé avec le groupe pour ce nouvel album, les chansons n’étaient pas tant américaines ou californiennes que simplement plus ouvertes et exubérantes. « Il y avait beaucoup plus de place pour mon travail orchestral », dit-il. « Avec le premier album, on a parlé de Scott Walker et de David Axelrod comme références au sujet du style d’orchestration qu’ils voulaient. Pour cet album, je leur ai demandé s’ils avaient de nouvelles références et ils m’ont dit « Est-ce que tu as entendu parler d’un album qui s’appelle The Age of Understatement? » Donc on peut dire que j’ai puisé dans mes propres sources.

Pour lui, les Last Shadow Puppets restent une sorte de colonie de vacances pour Miles Kane et Alex Turner, un endroit où, avec le bassiste Zach Dawes et le batteur/producteur James Ford, ils peuvent « se lâcher un peu et simplement s’amuser ».

« Avec The Age of Understatement on n’avait pas d’idée derrière la tête, explique Kane. On ne savait même pas si on allait sortir un album. C’est différent maintenant, parce qu’on a tous les deux fait des choses et qu’on sait ce que sont les Last Shadow Puppets. On est toujours meilleurs amis et c’est toujours cela qui est la base du groupe, vraiment. C’est ce qui rend ce projet excitant. »

thelastshadowpuppets.com | facebook.com/thelastshadowpuppets

 

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