Producteur rock

The Gaslight Anthem

The Gaslight Anthem

The Gaslight Anthem a toujours été hard. Avec Get Hurt le groupe rock’n’roll du New Jersey devient heavy. Depuis sa formation en 2007, le groupe a joyeusement injecté les aspects des langages les plus universels du rock, c’est-à-dire rock de stade et blues de bar ou encore folk et pop pure, dans le cercle du punk, pour finalement forger son propre son puissant et populiste. Handwritten sorti en 2012 a prouvé être l’apogée de The Gaslight Anthem avec ses titres fédérateurs, atteignant le top 10 dans huit pays à travers le monde. Étant arrivé au sommet, le groupe a choisi de pousser sa musique encore plus loin qu’avant, non pas par de l’extra-instrumentation ou des arrangements plus travaillés, mais en faisant exploser son modèle d’un bout à l’autre. Les grandes mélodies et les refrains de haute volée sont toujours bien présents, mais des chansons comme « 1,000 years » ou le titre virulent qui donne son nom à l’album tirent vers le grunge et la pop symphonique, la soul et le psyché, avec une ambition sans limite, une énergie expérimentale et un esprit collectiviste.

« Quand on a commencé, ce qu’on allait faire n’était pas vraiment clair », dit le chanteur/guitariste Brian Fallon. « On savait seulement qu’il fallait qu’on change ça pour rester un groupe qui nous paraisse nous-mêmes pertinent. Il n’y avait pas vraiment autre chose à dire ou à faire sur ces chemins qu’on avait déjà empruntés. »

Ayant enregistré Handwritten avec le producteur Brendan O’Brien (Pearl jam, Bruce Springsteen), le groupe a choisi un collaborateur moins probable en la personne de Mike Crossey. En avril 2014, The Gaslight Anthem et le producteur né en Irlande, connu pour son travail avec Arctic Monkeys, Jake Bugg et The 1975, entre autres, se sont réunis aux studios Blackbird à Nashville. Dès le début, le mot d’ordre était « juste de tout essayer », dit Fallon. « Rien n’était hors limites, rien n’était inenvisageable. Tout était un objectif légitime. »

Fallon suggère que les sessions ont d’abord porté leur fruit inattendu avec « Stay Vicious », la chanson qui ouvre l’album. Des roulements de tambours se fondent dans un battement néo-métallique gargantuesque, un riff instantanément transformatif prête l’oreille au rock alternatif qui fait la bande son de l’atteinte de la maturité du groupe. Autant dire que « Stay Vicious » a fait sauter la porte créative de The Gaslight Anthem hors de ses gonds.

« On a jamais rien fait de pareil avant, » dit Fallon. « Je pensais que Mike allait se dire que je m’étais laissé emporter. Mais il m’a dit que c’était super, de continuer comme ça. Ça m’a en quelque sorte libéré pour aller essayer tout le reste. »

Avec des chansons « venant toutes d’endroits différents de ceux d’où nous étions venus avant, » The Gaslight Anthem réexamine et affûte ses propres instincts et sa méthodologie. Des instruments électroniques et la technologie informatique ont été utilisés pour la première fois de l’histoire du groupe,  ajoutant un flux rythmique inattendu à l’infatigable salle des machines d’Alex Levine et Benny Horowitz. Inspirées depuis longtemps par l’aventurisme post punk, les guitares d’Alex Rosamila sont nuancées et harmonisées, bruyantes et bégayantes sur des morceaux comme « Rollin’ and Tumblin’ » et « Dark Places » qui clôt l’album. D’avance, Fallon a cherché un son vocal pour aller avec l’agitation musicale, étalant son cri caractéristique avec des harmonies transformées et un rugissement détruit qu’il compare en plaisantant à « essayer de chanter comme une demoiselle dans les années 60. »

« J’essayais toutes sortes de choses », dit-il. Je ne me sentais pas enfermé dans ce même ton baryton grave. »

Pour être clair : The Gaslight Anthem de Get Hurt est le même groupe qui a explosé dans le monde entier en 2008 avec The ’59 Sound, mais seulement avec une plus grande étendue, de plus grandes compétences, et disons-le, une plus grande maturité.

« Commencer une chanson doucement et simplement la laisser respirer une minute, » dit Fallon, « ces choses étaient difficiles à faire. On essayait de laisser les moments légers être légers. Tout le monde a besoin d’une pause, même sur un disque. »

Fallon a pris une approche parallèle pour ses paroles, explorant des chemins narratifs plus obliques et abstraits pour mieux exprimer sa propre vérité émotionnelle. Sa nouvelle profondeur de champ voit ses histoires toujours très animées et basées sur des personnages teintées par une utilisation de plus en plus complexe du langage et par une spontanéité consciente.

« Je me suis juste dit, je vais écrire ce que je pense et sur ce à quoi j’ai affaire en ce moment. » explique-t-il. « Je ne sais pas si c’est la vérité ni si ce sentiment va durer, mais je vais juste le laisser sortir. Voilà ce qui se passe. Ça, c’était vrai. »

« Stray Paper », dans laquelle on retrouve les chœurs fervents du seul et unique Sharon Jones, apporte ce qui est peut-être le moment le plus transcendant de l’album, avec ses crochets orchestrés de façon complexe et ses dynamiques modernistes différents de tout ce qu’on peut trouver dans l’œuvre remarquable de The Gaslight Anthem. Riche en imagerie et en métaphores, le réalisme magique de la chanson s’est révélé hallucinant pour son créateur.

« Je n’avais jamais écrit de ce point de vue », dit Fallon. « Avec Stray Paper » je crois que j’ai touché quelque chose que j’aimerais continuer à travers le reste de ma carrière. Je voudrais continuer sur cette route et découvrir ce qu’il y a d’autre à y trouver. »

The Gaslight Anthem est face à un dilemme auquel de nombreux groupes qui sont dans une position similaire ont été confrontés : comment continuer à grandir tout en restant fidèle à la vision initiale qui leur a fait gagner une légion de fans fervents dans le monde entier. Leur réponse est audacieuse, dynamique et durable. Get Hurt fait peut-être la transition de façon provocante, mais au fond, les chansons de The Gaslight Anthem restent les mêmes.

« Tu ne peux jamais perdre qui tu es, » dit Fallon. « Peu importe à quel point tu changes, tu ne peux jamais perdre cette essence qui fait que tu es toi. Si tu es honnête avec toi-même, cette essence reste. Tu ne te retrouves pas perdu dans un style où tu n’as rien à faire, tu crées le tiens. »

thegaslightanthem.com | facebook.com/thegaslightanthem


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