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Pottery

Pottery

Les 11 chansons de « Welcome to Bobby’s Motel » – le premier album de Pottery – ne vous invitent pas seulement à bouger votre corps, elles vous l’imposent. Fusionnant l’énergie maniaque et téméraire avec une précision minutieuse, le disque est à la fois post-punk, art-pop et acid trip sur la piste de danse, faisant allusion à tout ce qui va de Devo à Gang of Four, tout en parcourant avec audace les genres et les décennies. La musique est animée par une batterie explosive et des riffs de guitares décalés qui s’enfoncent dans votre cerveau, accentués par des grooves profonds et funky et des chants de gang entraînants. La production est tout aussi brute et sauvage, suggérant un air d’anarchie qui déjoue l’architecture soignée et la construction méticuleuse de la musique. Le résultat est un album rempli de performances ambitieuses et complexes qui dégagent à la fois joie et chaos, une collection qui est alternativement virtuose, chaotique et purement amusante.

Alors que leur EP « No. 1″ de 2019 a été enregistré dans un tourbillon frénétique de deux jours, le groupe basé à Montréal s’est retrouvé avec le rare luxe de pouvoir disposer de temps pour réaliser « Welcome To Bobby’s Motel ». Pour capturer les chansons, ils se sont rendus au studio Break Glass de Montréal pendant dix jours avec le producteur Jonathan Schenke (Parquet Courts, Snail Mail). Cela peut sembler peu de temps pour faire un disque, mais vu le rythme effréné auquel Pottery avait l’habitude de travailler, cela a semblé une éternité.

Cette liberté se manifeste dès le début dans « Welcome to Bobby’s Motel » comme une décharge électrique, avec le titre hyperactif qui donne le coup d’envoi dans une grêle de coups de caisse claire qui pleuvent comme des tirs de mitrailleuse. Vous n’obtiendrez peut-être pas un récit explicite sur aucun titre, mais vous repartirez avec une compréhension claire de l’émotion qui est au cœur de tout cela. L’anguleux « Down In The Dumps », par exemple, sort presque de sa peau avec anxiété et panique, tandis que le rêveur « Hot Like Jungle » suinte la passion et la luxure, et l’enfer disco de « Bobby’s Forecast » rayonne la force et le défi.

Bien qu’il y ait beaucoup de choses à apprécier à la surface du disque, ceux qui veulent creuser plus profondément seront récompensés. Le sinistre single « Take Your Time » évoque la dépendance et le côté sombre de la consommation de drogue, tandis que le Bowie-esque « What’s In Fashion ? » s’attaque à la vanité et au narcissisme modernes, et que le musclé « Hot Heater » fait la fête sur une planète qui se réchauffe rapidement. Mais c’est peut-être le contagieux « Texas Drums Pt I & II » qui résume le mieux le son et l’approche du groupe, passant d’un chant culte à un mur de bruit trippant, car il ne fait rien d’autre que rendre hommage aux simples joies de la percussion.

À bien des égards, « Welcome to Bobby’s Motel » est une célébration du rythme et du groove, un témoignage de la puissance de la musique pour nous émouvoir, tant émotionnellement que physiquement. C’est une invitation à se libérer, à se déconnecter, à se laisser aller, délivrée par un groupe de rock and roll qui veut juste vous voir danser.

facebook.com/Potteryband

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