Producteur rock

Nadia Reid

Nadia Reid

L’immobilité n’a jamais mené personne nulle part. En tant qu’artiste, il faut bouger pour évoluer. C’est un sentiment que Nadia Reid connait bien. En quittant sa chère Nouvelle-Zélande pour l’Amérique afin d’enregistrer son troisième album avec des inconnus, elle ne s’attendait pas à ce qu’une famille l’attende. En s’associant avec Spacebomb, ses histoires qui évoquent les voyages ont repoussé les limites de ses explorations de l’amour, du développement personnel et de la réflexion profonde plus loin qu’elle ne le pensait possible.

« Out Of My Province” est assurément un album de voyage, ce sont des chansons de la route, » dit Nadia au sujet de l’album, écrit pendant une période où elle a beaucoup tourné, après la sortie de son album “Preservation”. « Je me suis sentie inspirée lorsque je me déplaçais et que je jouais la plupart des soirs. Parfois c’était bien. Parfois c’était dur. Certains soirs, il faut creuser un peu plus profond pour trouver ce sentiment. À cette période, je me sentais vraiment vivante et utile. »

C’est cela qui fait de Nadia Reid plus qu’un troubadour vagabond. Pour elle, faire de la musique est une nécessité, et à travers cela, elle a trouvé sa place dans le monde. Comme les docteurs sauvent des vies, les vrais artistes contemplent leur raison d’être, et comme si elle envoyait une carte postale dans ville natale de Port Chalmers, “Out Of My Province” montre encore plus la trajectoire en expansion de Nadia. Elle sort cette fois de sa zone de confort, son incroyable voix réconfortant les âmes et soignant aussi la sienne. « En tant qu’artiste, progresser est fondamental. Je veux constamment changer, repousser mes limites, me sentir grandir. C’est bon pour nous », dit-elle. « Pour moi, ce sont les gens qui sont importants, plus que les lieux. Si le courant passe avec quelqu’un, je me souviendrai de ça, mieux que d’un monument historique ou que d’une vue. C’est pour ça que je fais ça. »

Entre le fait de tourner en Europe, de faire une apparition dans l’émission Later… with Jools Holland et de chanter avec l’Orchestre Philarmonique d’Auckland, “Out Of My Province” est le son d’une jeune artiste qui commence à être en vue pour des publics internationaux et dont le monde a changé sous ses yeux. « Je suis allée passer deux semaines en Italie, sur la côte Amalfitaine. Pour être vraiment seule. Et pour écrire. C’est là que j’ai écrit “The Other Side Of The Wheel”. De cette expérience a découlé beaucoup de composition future.”

D’autres voyages ont suivi lorsque, devant l’enthousiasme de Ben Baldwin de Spacebomb après qu’il ait vu son set au Festival Green Man, Nadia s’est retrouvée au téléphone pour un long appel transatlantique avec le coproducteur Matthew E. White. « Après ça, j’avais un bon feeling » se rappelle-t-elle. « On s’est très bien entendus. Ça a été crucial pour moi de savoir que des gens à Richmond en Virginie étaient autant enthousiastes à l’idée de travailler avec moi. » Se retrouvant à l’autre bout du monde, Nadia est allée aux studios Spacebomb avec le guitariste Sam Taylor. Ils ont rejoint Cameron Ralston (basse et contrebasse), Brian Wolfe (batterie), Daniel Clarke (orgue, piano et claviers) et le producteur Trey Pollard, qui s’est occupé des arrangements pour les cordes, les cuivres et le piano, et Rhodes, pour donner à l’album une profondeur dans le son que Nadia avait toujours imaginé. « Quand nous sommes arrivés, ça nous a paru bien et naturel. Ils avaient une vision bien précise. Parfois, plus précise que la mienne. On peut dire que je les ai en quelque sort suivis aveuglément. J’ai écrit les chansons et j’y ai cru. C’est tout ce que je sais vraiment. Tout le monde a été extrêmement accueillant et positif. »

Terminé chez elle a Dunedin, le titre “Best Thing” rappelle les moments les plus tendres de PJ Harvey, et la ballade country “High & Lonely” observe son voyage avec une maturité parfaite, comme elle chante : “They say that suffering will make a woman wiser /  I have been asked if I am some sort of survivor / All I know is I have kept myself steady / I walk that line between the darkness and the ready.” Ailleurs, la douce valse de chaque corde s’envole sur “All of My Love”, une chanson d’amour moderne écrite après une soirée du nouvel an à Levin, et la libre “Oh Canada” a été inspirée par ses artistes préférés tels que Rufus Wainwright, Joni Mitchell, Leif Vollebekk et Andy Shauf. “Une bonne partie du monde peut sembler triste à certains moments, mais d’un autre côté, la vie est si belle et tendre que l’art, la musique et la nature deviennent nos baumes. Regarder les gens chanter et danser, ça me guérit. Marcher dans les collines, ça me guérit. Je me sens privilégiée de faire partie de cette guérison.”

nadiareid.com | facebook.com/hellonadiareid

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