Producteur rock

M Ward

M Ward

« Je peux associer toutes mes chansons à un moment bien précis » indique M. Ward au journaliste du New York Times en février 2009, alors qu’il était sur le point de sortir « Hold Time », son très applaudi cinquième album. « Parfois c’est aussi insignifiant qu’un ami qui vous dit quelque chose, la tournure d’une phrase. Ou alors un moment de grâce, ou juste quelque chose de beau que vous voyez. »

Avec « A Wasteland Companion », Ward nous livre une douzaine de nouveaux titres qui constituent une sorte de journal intime qui retrace le voyage du chanteur et guitariste depuis la sortie de « Hold Time » trois ans plus tôt. Cette période inclut des tournées et albums avec Monsters Of Folk (groupe issu de sa collaboration avec Conor Oberst, Jim James et Mike Mogis) et She & Him (en duo avec la chanteuse Zooey Deschanel), ainsi que son propre groupe. Malgré les nombreuses sollicitations liées à son talent d’artiste et de producteur, Ward s’est toujours assuré de garder un peu de temps libre dans son planning de tournée pour pouvoir se rendre dans les studios qui se trouvaient sur son chemin. Une fois sur place, il appelait ceux qui étaient susceptibles d’être dans le coin pour le rejoindre – des amis musiciens de longue date comme Mogis, Deschanel, Giant Sand’s Howe Gelb et John Parish (le producteur de P.J. Harvey), ou d’autres avec qui il avait envie de travailler comme Steve Shelley, le batteur de Sonic Youth, ou Toby Leamen, le bassiste de Doctor Dog. Ward s’est ainsi arrêté à Austin, Los Angeles, Tucson, Omaha et New York. Pendant qu’il était en Angleterre, il s’est rendu au Toy Box de Bristol, où il a été rejoint par Parish pour travailler sur le titre « Primitive Girl », qu’il a ensuite terminé avec Mogis à l’Arc Studio d’Omaha.

Pour cet artiste discret, qui a composé la plupart de ses albums dans sa maison de Portland, Oregon, c’était un projet unique et ambitieux, destiné à sortir de sa zone de confort. Comme il le confesse, « entre maintenant et le moment où j’ai fait Hold Time, j’ai beaucoup voyagé, ce qui implique de décider de ce qu’on emmène avec soi et ce qu’on laisse derrière – matériel ou autre – et de penser à ce qu’on veut au lieu de ce dont on a besoin, de façon créative ou autrement. Je voulais que cela se reflète dans l’album. C’était une façon d’enlever ma couverture de survie constituée par les quatre murs entre lesquels j’ai toujours enregistré. J’ai l’impression qu’il s’agit d’un autre type de disque par rapport à ceux que j’avais fait avant, c’est devenu une sorte d’album de voyage. Lorsque je l’écoute, j’entends les endroits où je suis allé. Pour moi, il est plus profond, et même s’il y a toujours des guitares, elles ont plus de textures. »

mwardmusic.com | myspace.com/mward

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