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Low

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En 2018, le groupe Low fêtera ses 25 ans de carrière. Depuis 1993, Alan Sparhawk, et Mimi Parker – le couple dont l’harmonie a toujours tenu les rênes du groupe – ont inventé un sous-genre, enregistré un hit de Noël, sont devenus un des meilleurs groupes de scène de ce milieu, et sont apparus comme un des groupes les plus essentiels, mettant en musique nos émotions les plus sombres. Mais le groupe ne commémorera pas son premier quart de siècle avec nostalgie ou avec un best of regroupant leurs meilleures chansons. A la place, fidèles à leur attitude rebelle, et fort de leurs 25 ans d’existence, Low sortiront le 14 septembre ‘’Double Negative’’, leurs disque le plus audacieux et le plus abrasif (et paradoxalement le plus stimulant). Cet album est une quête effrénée de onze chansons, composé de beats volant en éclats, et qui culminent dans un album pop, l’un des plus brillants de la carrière de Low.

Pour enregistrer “Double Negative”, Low ont refait appel à B.J. Burton, le producteur qui a travaillé avec Bon Iver, Lizzo, et Francis and the Lights. Le groupe est retourné dans le studio de Justin Vernon à Eau Claire dans le Wisconsin (où le groupe avait déjà enregistré en 2015 “Ones and Sixies“), Alan Sparhawk, Mimi Parker et le bassiste Steve Garrington savaient où ils voulaient aller avec Burton et sa gamme sonore, lui qui avait déjà ajouté ses mélodies sur le précédent album.

Cette fois, Alan Sparhawk, Mimi Parker et le bassiste Steve Garrington savaient où ils voulaient aller avec Burton et sa gamme sonore : selon Sparhawk, ils voulaient voir ce qu’un « hip-hop guy » pouvait faire avec leur musique. Plutôt que d’écrire le disque et de répéter chez eux à Duluth dans le Minnesota, ils ont voulu arriver à Eau Claire avec des ébauches et des idées à retravailler au studio avec Burton. Le groupe et le producteur ont fini par collaborer pour écrire cet album, assemblant les morceaux de l’album jusqu’à que tout soit parfait.
Alors que le monde à l’extérieur semblait sombrer de plus en plus dans l’instabilité, Low a répété pendant une bonne partie des deux dernières années, pensant aux finitions pendant les tournées et les pauses chez eux. Ils ont réfléchi à comment assembler ces fragments et idées, mais aussi comment témoigné du monde dans les États-Unis de 2018, et comment aider à ce qu’il aille mieux par le biais de la musique.

‘’Double Negative’’ est un disque parfaitement et douloureusement adapté à notre époque. Bruyant, énervé et imposant. Low se bat pour le monde en se battant contre celui-ci. L’album commence par un pur vacarme, avec un beat construit à partir d’une boucle comme un cri de guerre lancé contre les voix de Sparhawk et Parker au moment où ils commencent à chanter durant la chanson ‘Quorum’. Pendant quarante minutes, ils se battent avec les mélodies et la musique, essayant d’être entendu à travers ce fond sonore bruyant, gagnant souvent, mais parfois leurs voix s’effacent pour laisser place à la musique.

Durant l’immersif ‘Dancing and Blood’, Parker fait doucement le point. Elle apparaît abattue par le désastre sur ‘Fly’, sa voix très expressive se love au sein de la ligne de basse de Garrington et Sparhawk met fin à tout ça d’un signal. A d’autres moments cependant, des chansons comme ‘Always Trying to Work It Out’ et ‘Tempest’ menacent d’avaler le chant tout entier.
Parfois, Sparhawk et Parker sont coincés comme dans le mythe de Sisyphe, entre l’échec et la réussite.Durant la brillante chanson ‘Poor Sucker’, écrite en grande partie par Garrington, leurs voix font penser à un bateau coincé sur une mer turbulente, chavirant et finalement se relevant au-dessus du chaos de la mer. Dans cette chanson emplie de frustration et autodestructrice, Low liste toutes les manières de rendre leur vie meilleure.

Sur ‘Rome (Always in the Dark)’, on a l’impression d’un air qui force son passage à travers un vacarme tenace, pour finalement disparaître dans un silence, où un rythme se créé à partir d’éclats de bruits émergeants. Tout cela s’achève finalement dans un lourd bruit sourd, avec Sparhawk et Parker chantant d’une voix cristalline à l’unisson : « Before it falls into total disarray/You’ll have to learn to live a different way », leur mélodie formant un mélange de désespoir et de délice en même temps.

D’une certaine manière, c’est un avertissement sur les mauvais moments à venir. Mais c’est aussi une preuve que nous sommes plus puissants que la folie elle-même, et que nous avons la possibilité de persévérer. Durant la moitié de la chanson, Sparhawk et Parker ne disent rien. Au lieu de ça ils sont bloqués dans une harmonie cotonneuse, la voix de Parker tirant celle de Sparhawk vers le haut. C’est un moment exquis et triomphant, une exhalation après tous les dégâts et le vacarme des chansons précédentes.

Malgré le bruit, Sparhawk et Parker continuent toujours de chanter. Ou peut-être chantent-ils à cause du bruit. Pour Low y-a-il réellement une différence ?

- Grayson Haver Currin

chairkickers.com | facebook.com/lowmusic

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