Producteur rock

Kim Gordon

Posted by on fév 14, 2020 in Artistes | 0 comments

Avec une carrière de près de quarante ans, Kim Gordon fait partie des artistes les plus prolifiques et les plus visionnaires encore actifs aujourd’hui. Cofondatrice du groupe légendaire Sonic Youth, Kim Gordon s’est produite dans le monde entier, collaborant avec de nombreux artistes parmi les plus grands, dont Tony Conrad, Ikue Mori, Julie Cafritz et Stephen Malkmus. Plus récemment, Kim Gordon a pris la route avec Body/Head, son projet envoûtant avec l’artiste et musicien Bill Nace. Malgré la nature exhaustive de son CV, l’aspect le plus fiable de la musique de Gordon est peut-être sa résistance à la formule. Les chansons se découvrent au fur et à mesure qu’elles se déroulent, chacune d’entre elles testant les possibilités et les limites du médium. Sa maîtrise est étonnante, mais la curiosité artistique de Kim Gordon reste la force directrice de sa musique.

Gordon poursuit cette quête sur No Home Record, son tout premier album solo, produit par Justin Raisen (Angel Olsen, Yves Tumor, John Cale, Charli XCX, etc.) et enregistré au Sphere Ranch à Los Angeles. Empruntant son nom à un film de Chantal Akerman, No Home Record est, à bien des égards, un retour autant qu’un départ. Lorsque Gordon a commencé à jouer de la musique au début des années 1980, elle utilisait une guitare, une boîte à rythmes et quelques paroles tirées de publicités dans des magazines. No Home Record contient des échos de cela, tant dans la forme que dans le concept.  Sur « Cookie Butter » (produit par Shawn Everett), la voix de Gordon s’élance avec insistance sur un rythme de goutte de pluie : « You fucked / You think / I want / You fell. » La chanson se poursuit, trépidante et entraînante, jusqu’à trouver une résolution dans les lignes « Industrial metal supplies / Cookie butter », illustrant parfaitement la capacité lyrique singulière de Gordon à mêler critique culturelle, divulgation et humour.

Cette capacité fascinante est encore illustrée par « Don’t Play it Back » (produit par Jake Meginsky) où la voix acérée de Gordon tranche la base électrique du morceau : « You don’t own me / Golden Vanity / You can pee in the ocean / It’s Free ». Ce clin d’œil à la relation de plus en plus tendue (et de plus en plus marchande) de la culture avec l’identité et le soi est l’un des thèmes centraux de No Home Record. « Shopping off a cliff / You’re a beath on my eye / To lose a compass of teeth / Hash away at twitter », récite Gordon, phosphorescente et triste, sur l’étonnant dernier titre de l’album « Get Yr Life Back Yoga », « Everyday, everyday, everyday / I fell bad for you, I feel bad for me. ».

Il est logique que cette « idée américaine » (comme le dit Gordon sur le morceau rock agité « Air BnB ») d’acheter l’utopie imprègne le disque, car ce phénomène n’est à aucun endroit n’est plus évident qu’à Los Angeles, où Kim Gordon est née et où elle est récemment retournée après plusieurs vies sur la côte est. Ce déménagement a été précipité par un certain nombre de changements sismiques dans sa vie personnelle et joue sans aucun doute un rôle dans la fascination de No Home Record pour la fugacité. L’album s’ouvre sur l’agité « Sketch Artist », où Gordon chante « Dreaming in a Tent », alors que la musique s’arrête et saute comme un paysage à travers la vitre d’une voiture. « Even Earthquake », peut-être le morceau le plus direct du disque, incarne cette ambiance ; la voix de Kim Gordon ondulant comme une aquarelle : « If I could cry and shake for you / I’d lay awake for you / I got sand in my heart for you », les coups de guitare se mêlent les uns aux autres alors qu’ils s’écoulent à travers une page instable. De l’avant à l’arrière, No Home Record est une opération experte dans le domaine de l’étrange. Vous n’écoutez pas simplement la musique de Kim Gordon, vous la vivez.

kimaltheagordon.com | facebook.com/KimGordonOfficial

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Jehnny Beth

Posted by on fév 5, 2020 in Artistes | 0 comments

La première fois que Jehnny Beth a émergé dans la conscience du public, ce fut en tant que charismatique leader et co-compositrice du groupe de post-punk britannique Savages, dont les deux albums ont été nommés pour le Prix Mercury, « Silence Yourself » (2013) et « Adore Life » (2016). Savages est en pause depuis 2017, Mais Jehnny Beth n’a pas chômé pour autant et en a profité pour faire quelques apparitions live aux concerts d’artistes tels que PJ Harvey, The XX et Anna Calvi, et a enregistré avec  Gorillaz et Julian Casablancas des Strokes. Avec son producteur de longue date Johnny Hostile, elle a aussi récemment enregistré la bande-originale de XY Chelsea (un documentaire sur Chelsea Manning), sortie sur le propre label du duo, French Pop Noire. Par ailleurs, Jehnny Beth anime une émission sur la radio Beats 1, « Start Making Sense » et vient de lancer une série musicale sur Arte, « Echoes with Jehnny Beth ».

Mais avec son premier album solo, « To Love Is To Live », Jehnny Beth mérite encore plus qu’on porte toute notre attention sur elle. L’album est un tour de force sonique, une sombre méditation cinématographique à propos du mystère d’être en vie. Tout au long de l’album, elle explore les plus profondes étendues de sa conscience créative, prise dans un tourbillon de sonorités, le résultat d’une collaboration avec des producteurs tels que Atticus Ross, Flood et Johnny Hostile, et des compositeurs et amis proches comme Romy Madley Croft des XX. Mais c’est David Bowie le premier qui a définitivement poussé Jehnny Beth à se lancer dans un projet.

jehnnybeth.com | facebook.com/jehnnybethofficial

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The Strokes

Posted by on jan 21, 2020 in Artistes | 0 comments

The Strokes ont sorti cinq albums à ce jour :

Is This It (2001)
Room on Fire (2003)
First Impressions of Earth (2006)
Angles (2011)
Comedown Machine (2013)

Ayant donné peu de concerts ces dernières années, c’est avec une grande impatience que les New-Yorkais sont attendus par leurs fans français. Lors d’un concert à New-York le 31 décembre dernier, Julian Casablancas a laissé entendre qu’un nouvel album était prévu pour 2020… De quoi relancer toutes les spéculations au sujet d’une potentielle tournée !

thestrokes.com | facebook.com/thestrokes

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Dry Cleaning

Posted by on jan 21, 2020 in Artistes | 0 comments

Dry Cleaning est un quartet venu du sud de Londres qui mélange du post-punk et de la pop new-wave avec un peu d’Americana. Leur EP « Sweet Princess », constitué de six titres, est un kaléidoscope d’images où le quotidien entre en collision avec le profond.

Fin décembre 2019, les Inrocks les désigne comme « groupe à suivre » et salue le fait que la formation londonienne ait choisi de remettre le « spoken word » au goût du jour.

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« Une des valeurs sûres du renouveau du rock UK ». Les Inrocks

drycleaning.bandcamp.com | facebook.com/drycleaningband

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Foo Fighters

Posted by on déc 21, 2019 in Artistes | 0 comments

La sortie en 1995 du premier album éponyme de Foo Fighters a marqué le début de l’ascension de Dave Grohl, Taylor Hawkins, Nate Mendel, Chris Shiflett, Pat Smear et Rami Jaffee jusqu’à leur statut actuel de dernier grand groupe de rock américain de stade. Au cours de leur carrière, ils ont remporté 12 Grammy Awards, vendu des dizaines de millions de disques et créé des hymnes tels que « This Is A Call », « Everlong », « Monkey Wrench », « My Hero », « Learn To Fly », « All My Life », « Times Like These », « Best Of You », « The Pretender », « Walk », « These Days », « The Sky Is A Neighborhood » et bien d’autres. Le catalogue monolithique de Foo Fighters comprend ce premier album éponyme, The Colour and the Shape, There Is Nothing Left To Lose, One By One, l’épique double-album In Your Honor, Echoes, Silence, Patience and Grace, Wasting Light, Sonic Highways (qui partage son titre avec le documentaire d’HBO réalisé par Dave Grohl et qui a remporté deux Emmys), et, Concrete and Gold qui s’est classé n°1 partout dans le monde et qui inclut le titre « Run », gagnant du Grammy de la meilleure chanson rock. Ayant fait une tournée des stades, arènes et festivals du monde entier entre 2017 et 2019, les Foo Fighters travaillent actuellement sur leur dixième album.

foofighters.com | facebook.com/foofighters

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Nadia Reid

Posted by on déc 4, 2019 in Artistes | 0 comments

L’immobilité n’a jamais mené personne nulle part. En tant qu’artiste, il faut bouger pour évoluer. C’est un sentiment que Nadia Reid connait bien. En quittant sa chère Nouvelle-Zélande pour l’Amérique afin d’enregistrer son troisième album avec des inconnus, elle ne s’attendait pas à ce qu’une famille l’attende. En s’associant avec Spacebomb, ses histoires qui évoquent les voyages ont repoussé les limites de ses explorations de l’amour, du développement personnel et de la réflexion profonde plus loin qu’elle ne le pensait possible.

« Out Of My Province” est assurément un album de voyage, ce sont des chansons de la route, » dit Nadia au sujet de l’album, écrit pendant une période où elle a beaucoup tourné, après la sortie de son album “Preservation”. « Je me suis sentie inspirée lorsque je me déplaçais et que je jouais la plupart des soirs. Parfois c’était bien. Parfois c’était dur. Certains soirs, il faut creuser un peu plus profond pour trouver ce sentiment. À cette période, je me sentais vraiment vivante et utile. »

C’est cela qui fait de Nadia Reid plus qu’un troubadour vagabond. Pour elle, faire de la musique est une nécessité, et à travers cela, elle a trouvé sa place dans le monde. Comme les docteurs sauvent des vies, les vrais artistes contemplent leur raison d’être, et comme si elle envoyait une carte postale dans ville natale de Port Chalmers, “Out Of My Province” montre encore plus la trajectoire en expansion de Nadia. Elle sort cette fois de sa zone de confort, son incroyable voix réconfortant les âmes et soignant aussi la sienne. « En tant qu’artiste, progresser est fondamental. Je veux constamment changer, repousser mes limites, me sentir grandir. C’est bon pour nous », dit-elle. « Pour moi, ce sont les gens qui sont importants, plus que les lieux. Si le courant passe avec quelqu’un, je me souviendrai de ça, mieux que d’un monument historique ou que d’une vue. C’est pour ça que je fais ça. »

Entre le fait de tourner en Europe, de faire une apparition dans l’émission Later… with Jools Holland et de chanter avec l’Orchestre Philarmonique d’Auckland, “Out Of My Province” est le son d’une jeune artiste qui commence à être en vue pour des publics internationaux et dont le monde a changé sous ses yeux. « Je suis allée passer deux semaines en Italie, sur la côte Amalfitaine. Pour être vraiment seule. Et pour écrire. C’est là que j’ai écrit “The Other Side Of The Wheel”. De cette expérience a découlé beaucoup de composition future.”

D’autres voyages ont suivi lorsque, devant l’enthousiasme de Ben Baldwin de Spacebomb après qu’il ait vu son set au Festival Green Man, Nadia s’est retrouvée au téléphone pour un long appel transatlantique avec le coproducteur Matthew E. White. « Après ça, j’avais un bon feeling » se rappelle-t-elle. « On s’est très bien entendus. Ça a été crucial pour moi de savoir que des gens à Richmond en Virginie étaient autant enthousiastes à l’idée de travailler avec moi. » Se retrouvant à l’autre bout du monde, Nadia est allée aux studios Spacebomb avec le guitariste Sam Taylor. Ils ont rejoint Cameron Ralston (basse et contrebasse), Brian Wolfe (batterie), Daniel Clarke (orgue, piano et claviers) et le producteur Trey Pollard, qui s’est occupé des arrangements pour les cordes, les cuivres et le piano, et Rhodes, pour donner à l’album une profondeur dans le son que Nadia avait toujours imaginé. « Quand nous sommes arrivés, ça nous a paru bien et naturel. Ils avaient une vision bien précise. Parfois, plus précise que la mienne. On peut dire que je les ai en quelque sort suivis aveuglément. J’ai écrit les chansons et j’y ai cru. C’est tout ce que je sais vraiment. Tout le monde a été extrêmement accueillant et positif. »

Terminé chez elle a Dunedin, le titre “Best Thing” rappelle les moments les plus tendres de PJ Harvey, et la ballade country “High & Lonely” observe son voyage avec une maturité parfaite, comme elle chante : “They say that suffering will make a woman wiser /  I have been asked if I am some sort of survivor / All I know is I have kept myself steady / I walk that line between the darkness and the ready.” Ailleurs, la douce valse de chaque corde s’envole sur “All of My Love”, une chanson d’amour moderne écrite après une soirée du nouvel an à Levin, et la libre “Oh Canada” a été inspirée par ses artistes préférés tels que Rufus Wainwright, Joni Mitchell, Leif Vollebekk et Andy Shauf. “Une bonne partie du monde peut sembler triste à certains moments, mais d’un autre côté, la vie est si belle et tendre que l’art, la musique et la nature deviennent nos baumes. Regarder les gens chanter et danser, ça me guérit. Marcher dans les collines, ça me guérit. Je me sens privilégiée de faire partie de cette guérison.”

nadiareid.com | facebook.com/hellonadiareid

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