Producteur rock

Miossec

Posted by on juil 18, 2019 in Artistes | 0 comments

Parmi Les Rescapés on trouve des infidèles, des incendiaires, des hommes et des femmes, leur vie sentimentale. Il y a aussi des urgences et il y a des dimanches ; une ville blanche, des parkings de supermarché, des instants volés, des couleuvres, des pétales et, « sous le ciel, la chair et le sang. » Le résultat, costaud, charnel, se résume en un mot : organique.

Miossec a choisi d’intituler son onzième album studio « Les Rescapés ». Parce que ce mot, pris dans les vents contraires, évoque à la fois la tristesse et l’optimisme. Parce que quiconque est arrivé jusque-là, malgré les blessures, les obstacles, les pertes, les tourments et les désillusions, est l’un d’eux. Et peut-être, aussi, parce que cet album est le résultat d’un long voyage animé par un souffle, une envie bien particulière : que l’on sente l’homme, la femme, derrière chaque son – que l’on sente les êtres vivants.

Les Rescapés vient après près de 4 années de tournée. À celle en grand ensemble d’Ici-bas, ici même (2014) a très vite succédé celle, plus intimiste, plus militante et plus spontanée de Mammifères (2016), passée par des guinguettes, des granges, un vignoble, un musée. Cette dynamique habite Les Rescapés qui compte trois morceaux sur le frisson de la scène, le banal et le divin de la tournée (L’Aventure, On meurt, Pour). « Pour tous les territoires parcourus, pour ceux où on ne vient plus, ceux où on ne passe pas. Pour la géographie du désespoir et celle de la joie, pour la beauté, pour le geste et pour la façon dont elle se manifeste » chante Miossec sur Pour composé avec Benjamin Lebeau. Les autres morceaux sont écrits, composés par Miossec excepté « La Vie Sentimentale » avec Mirabelle Gilis et « Les Infidèles »  avec Leander Lyons.  Dans cet album transpirent l’envie de porter la musique sur scène et la joie sans cesse renouvelée d’avoir retrouvé l’essence du métier, son utilité.

Les Rescapés se construit de mai 2017 à avril 2018, sur trois périodes distinctes. Brest d’abord, avec Mirabelle Gilis et Leander Lyons, où une première étape s’impose : limiter le champ d’action en réunissant « du matériel d’avant les programmations » – Piano, Roland SH 1000, Orgue Yamaha, Mellotron et une boite à rythme italienne, une Elka. Pour cet album particulièrement, Miossec entend maîtriser de bout en bout le son. Comme une sérigraphie, raconte-t-il, « le disque s’est fait avec les mains, dans un cadre et avec un choix de couleurs sonores précis, volontairement limité ». Ici se lit la volonté de retrouver les contraintes et les principes, tenus, assumés, des débuts.

 Viennent ensuite les étapes parisiennes :  au studio Badabing de Julien Delfaud avec Laurent Bardainne, Mirabelle Gilis et Sylvain Daniel où les chansons sont enregistrées en live, avec le rajout de basses Roland et de Jupiter. Puis Studio Garage où l’album est mixé et malaxé avec Dominique Ledudal, avec qui, pendant des nuits, l’entente se fait parfaite.  Là, les morceaux sont remodelés avec des guitares, toutes jouées par le chanteur, qui ne sonnent pas souvent comme des guitares.

Pour Miossec, cet album est le plus personnel musicalement, depuis Boire (1995). Entre temps qu’est-il arrivé ? Quels drames et quelles peaux a-t-on effleuré ? « Je suis devenu ce que font les années, tout ce qui a pu se passer, les souvenirs perdus ou complètement déformés » chante Miossec dans Je suis devenu. Rescapés de nos erreurs, de nos élans et de nos vertiges dont Miossec a souvent su écrire la bande son, nous voilà donc face à l’urgence et au frisson du présent. Organique.

 

christophemiossec.com | facebook.com/christophemiossec

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Explosions In the Sky

Posted by on juil 3, 2019 in Artistes | 0 comments

“Notre groupe a 20 ans cette année et pour fêter ça, nous allons faire quelques concerts cet hiver. Nous espérons y voir certains d’entre vous. Et merci beaucoup de nous suivre depuis si longtemps. Nous en sommes vraiment reconnaissants. »

-Explosions in the Sky-

Originaires du sulfureux paysage métropolitain d’Austin au Texas, Explosions In The Sky font partie des personnes les plus sincères que vous rencontrerez. Au-delà d’être des mecs sympathiques, ils jouent une des musiques instrumentales les plus passionnées et puissantes que vous entendrez jamais. À la fois romantiques et tragiques, leurs belles mélodies ont tendance à provoquer des murs de bruits qui font tourner la tête. Surement l’un des groupes les plus intenses en live de tous les temps, leur son s’avère tout aussi triomphant que leur nom l’indique.

explosionsinthesky.com | facebook.com/ExplosionsInTheSkyMusic

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Kazu

Posted by on juil 2, 2019 in Artistes | 0 comments

Kazu, la voix sensuelle et ultra sensible des mythiques Blonde Redhead débarque avec son premier album solo « Adult Baby » prévu pour le 13 septembre. À mi chemin entre expérimentation sonore et mélodies dissonantes, Kazu nous plonge dans son univers intime, mélange de sophistication et d’ambiance surréaliste. En concert exceptionnel aux Étoiles à Paris le 22 novembre… Bienvenue dans le monde de Kazu !

facebook.com/kazumakinoofficial/

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Bror Gunnar Jansson

Posted by on juin 27, 2019 in Artistes | 0 comments

Repéré sur internet en 2013, la collaboration entre les éditions Miliani et Bror Gunnar Jansson débute avec l’album  » Moan Snake Moan  » en 2014.
Ce disque marque le décollage de la carrière du dandy suédois : 15 000 exemplaires vendus, un score colossal dans la catégorie Blues pour un premier album. Le disque obtiendra le prix coup de cœur Blues de la prestigieuse académie Charles Cros.
Multipliant les dates en France, la collaboration entre les éditions Miliani et le producteur de spectacles Radical Production va permettre au scandinave de remplir les salles de concerts en enchantant toujours son public, et enchainera avec un nouvel opus « And the Great Unknown » en 2017.
L’écho de sa carrière prometteuse dans l’hexagone viendra convaincre l’Europe du nord, qui bientôt va s’intéresser à la mélancolie et au talent de l’enfant du Pays.

La musique de Bror Gunnar Jansson est fortement marquée par l’héritage des pionniers du blues (de Son House à Lightnin Hopkins), mais son univers onirique et mélancolique pourrait trouver sa place dans un film de David Lynch ou encore de Tarantino. La voix reconnaissable, le minimalisme et les aventures de meurtriers évoluant entre Amérique fantasmée et légendes suédoises sont les fils conducteurs de cet artiste unique.

De retour avec une formule trio inédite annonçant le nouvel album « They Found My Body In A Bag  » prévu pour l’automne 2019, le multi-instrumentiste de Göteborg prend un virage rock qui donnera un nouvel élan (suédois sans aucun doute) à sa carrière.

brorgunnar.comfacebook.com/brorgunnarjansson

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Jon Spencer & The Hitmakers

Posted by on juin 27, 2019 in Artistes | 0 comments

Jon Spencer est de retour ! Souvent imité, jamais égalé, la légende du rock underground revient avec son premier album solo, sorti le 02 novembre dernier, pour une tournée de 6 dates en France.

« j’ai hâte de venir et de jouer pour tout le monde », s’exclame Spencer. « Je serai rejoint par les HITmakers : Bob Bert (Sonic Youth, Pussy Galore, Chrome Cranks, etc), Sam Coomes (Quasi, Heatmeiser, Elliot Smith), et M. Sord (No Monster Club, M. Sord). Nous allons jouer les chansons du nouvel album « SPENCER SINGS THE HITS! » ainsi que des morceaux choisis de Pussy Galore, du Blues Explosion, d‘Heavy Trash, et peut-être même une reprise hyper secrète ou deux. »

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Stephen Malkmus

Posted by on juin 19, 2019 in Artistes | 0 comments

Quand Stephen Malkmus a débuté sa carrière au début des années 90, en tant que leader et principal fondateur de Pavement, le milieu de la musique auquel il était associé n’aurait pas pu être plus éloigné des sons techno-rave de l’époque. La musique dance électronique, à l’époque comme aujourd’hui, portait sur la précision post humaine, les textures synthétiques et la clarté hyper-numérique. Tandis que le mouvement lo-fi dans le rock underground prônait une ode à la paresse, aux aspérités et à la chaleur brute – cent nuances subtiles de distorsions et d’abrasions.

Retour au présent, voici Malkmus et son Groove Denied – le premier album solo de Stephen sans ses camarades des Jicks depuis 2001. Enregistré avec Ableton Live, Malkmus a troqué sa section rythmique à propulsion humaine par un arsenal de boites à rythmes et une série de plug-in et de « soft synths ». Il compare le processus de construction de chaque piste à la façon dont ses enfants « fabriquaient des personnages sur [son] iPhone : choix de la couleur des cheveux, des robes, etc. Découper et déplacer les ondes. Un style s’inspirant du scroll d’Apple. »

Mais Groove Denied n’est pas vraiment une plongée dans l’EDM ou l’hiptronica. En fait, l’album ne contient aucune piste purement instrumentale. Chaque chanson est précisément cela : une chanson comportant l’ADN de Malkmus comme une mélodie habilement tordue et des paroles ambigües. Groove Denied, c’est Stephen qui fait l’école buissonnière, s’échappe de sa routine. Comme le dit Malkmus, « C’est fun de jouer avec des trucs que vous n’êtes pas censé faire. »
Cette rupture remonte au début de cette décennie, lorsque Malkmus vécut à Berlin pendant deux ans et découvrit la scène club de la ville. Il a fait des incursions dans les célèbres fêtes nocturnes de la ville et est devenu fasciné par la techno : « la musique peut être géniale… vous pouvez vous échapper, danser et vous concentrer sur la musique – ou tout simplement vous enivrer ! »

Décrire Groove Denied comme étant le Low de Stephen Malkmus ne serait pas totalement hors de propos, ni une référence historique trop facile. Bien que largement enregistré en Oregon, l’essentiel de l’album a été écrit alors qu’il vivait à Berlin. Et si la méthodologie derrière Groove Denied est absolument celle du XXIème siècle, les références de la palette sonore remontent quant à elle à l’ère pré-numérique. « Je voulais que le côté musique électronique de l’album, sonne pré-internet », explique Stephen.

Groove Denied va bouleverser les idées reçues sur Malkmus et sur ce qu’il est capable de faire, le repositionnant ainsi dans l’ordre des choses. Mais sous un angle différent, son engagement envers la technologie numérique est tout à fait logique. Après tout, la lo-fi des années 90 – le son dans lequel Pavement et lui étaient initialement reconnus en tant que leaders et pionniers – n’était rien d’autre qu’obstinément sonique – il s’agissait uniquement du grain, des textures de guitare, des traitements et effets immodérés. Un hymne au bruit. Comme Stephen l’a récemment tweeté à propos de l’omniprésence de l’Auto-Tune dans la création musicale contemporaine : « Nous attendons des transformations… et nous, les êtres humains, nous aimons tous ces putains d’outils. »

stephenmalkmus.com | twitter.com/dronecoma

 

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