Producteur rock

Concrete Knives

Posted by on jan 8, 2018 in Artistes | 0 comments

Grandir n’est jamais facile. Surtout quand on vit un succès qui nous dépasse. L’histoire des Concrete Knives, une bande de potes normands propulsés dans tous les festivals d’Europe à la sortie de la fac, repose sur un paradoxe. Avec sa pop indie, joyeuse et barrée, Concrete Knives est la sensation de la presse musicale française en 2011. Le groupe signe même sur le mythique label anglais Bella Union (Beach House, Fleet Foxes). Ce premier album, Be Your Own King (2012), connaît un succès qui leur permet de donner 150 concerts à travers l’Europe (Angleterre, Pays Bas, Belgique, Italie, Allemagne), et de s’offrir le Trianon de Paris en point d’orgue d’une folle aventure entre amis. Vu comme ça, on aurait pu se dire que la vie était belle pour les Concrete Knives. Pourtant une autre réalité existe : celle des longues heures en van, de l’éloignement de chez soi, et surtout, d’une vie dont le rythme en décalage total avec le reste du monde laisse parfois des traces.

Voilà sans doute pourquoi Our Hearts (Vietnam/Because), second disque du groupe, ne sort que cinq années après son prédécesseur. Il fallait prendre du recul, analyser, grandir, se faire les dents sur des projets solo (Samba de la Muerte, FAROE,ELECAMPANE etc.) pour mieux se retrouver, ensuite. Cela se passera en 2016, à Carpentras, en compagnie du Danois Andreas Pallisgaard.

Il en ressortira Our Hearts, un album puissant, aux structures soignées et maîtrisées, à l’énergie punk, quelque part entre les Pixies (Tightrope), les Yeah Yeah Yeahs ou les Talking Heads, une référence évidente, dont on retrouve les influences world (asiatiques et africaines sur The Lights, Gone, Sometimes, les percussions de Gold Digger ou le morceau de bravoure Pavement)… Et que l’on se rassure, les Concrete Knives n’ont rien perdu de leur sens inné des riffs accrocheurs et des refrains qui butent (Bring the Fire, The Quiet Ones, The Lights, Our Hearts…). Ils l’ont juste mis au service d’une œuvre plus adulte et ambitieuse. Parce qu’il est un âge où l’on bâtit pour durer. Our Hearts fait partie de ces grands disques qui se bonifient avec les écoutes. Un disque plus introspectif où il est question de perte de soi, d’incompréhensions, de désillusions. Un cœur cabossé pulsant à 10 000 à l’heure, fou amoureux de musique(s) et savant. Un disque dont les singles ne finiront peut-être pas tous dans des publicités pour des voitures, mais qui s’en plaindrait ?

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Superchunk

Posted by on déc 18, 2017 in Artistes | 0 comments

Hate so graceless and so cavalier
We don’t just disappear
Shifting shapes you’re just an auctioneer
But we’re still here

Après le résultat choquant, et pour beaucoup de gens, démoralisant de l’élection de 2016, « Je n’ai pas adhéré à l’idée promue par certains comme quoi il y avait un bon côté, que « bon, au moins l’art et la musique vont être géniaux maintenant ! », » dit le co-fondateur et leader de Superchunk Mac McCaughan. « Evidemment, toute personne saine d’esprit accepterait volontiers quatre à huit ans de musique horrible en échange de ne pas avoir notre pays démantelé pour satisfaire les caprices d’un enfant vengeur et de ses acolytes. »

Cela dit, la bonne musique et l’art ont toujours beaucoup à dire, et l’urgence des évènements actuels ont donné à Mac, Laura, Jim et Jon un élan pour faire quelque chose de nouveau plus tôt que prévu. « Ça serait bizarre d’être dans un groupe, en tout cas notre groupe, et de faire un album qui ignore complétement les circonstances dans lesquelles nous vivons et dans lesquelles nos enfants vont grandir. » Voici What A Time To Be Alive, le premier album de Superchunk en plus de quatre ans, disponible le 16 février 2018, chez Merge Records. C’est un album, dit Mac, « au sujet d’une situation horrible et déprimante mais j’espère que ce n’est pas un album horrible et déprimant à écouter. »

En effet, comme tant de musique que Superchunk a fait pendant près de trois décennies ensemble, les chansons de What A Time To Be Alive affrontent la rage et l’anxiété de plein fouet avec la catharsis et l’excitation du feu d’un punk bruyant et l‘énergie d’une pop vulnérable. Comme I Hate Music sorti en 2013, qui se concentrait sur la mort, la perte, le rôle de la musique dans une vie vieillissante, le nouvel album apporte une atmosphère aux premières lignes de la douleur. C’est autant réfractaire que c’est désespéré, autant un appel aux armes que des bras baissés.

Ecrit presque entièrement entre novembre 2016 et février 2017, What A Time To Be Alive a été enregistré et mixé par Beau Sorenson, qui a aussi travaillé sur I Hate Music. « C’est peut-être le premier ingénieur avec qui on a travaillé à qui j’ai dû demander de baisser les guitares, » dit Mac.

« Pas trop, cependant. » L’album comprend aussi plus d’invités qui chantent les chœurs que n’importe quel album précédent de Superchunk. On y retrouve ainsi Sabrina Ellis (A Giant Dog, Sweet Spirit), Katie Crutchfield (Waxahatchee), Stephin Merritt (The Magnetic Fields), Skylar Gudasz et David Bazan. « C’est en partie parce qu’on voulait un sentiment de communauté, » dit Mac. « Je crois que c’est important de pas être tout le temps déçu complétement de tout. »

La chanson titre charge en premier et dit tout. « Tous les racistes idiots d’Amérique ont vu l’élection comme un signal pour sortir de leurs trous, » dit Mac (You brushed your teeth and found your calling / at the bottom of a swamp / There was no air but to be clear / darkness was all you wanted). « Le pays a été construit sur la suprématie blanche, et ces personnes veulent annuler tout progrès qui a été fait. C’est effrayant et c’est assez pour te rendre fou. »

L’album voyage à travers le choc et le chao qui s’en suivent, des Fuck You sans équivoque (« Bad Choices », « Cloud Of Hate », « All For You ») aux Et Maintenant (« Lost My Brain », « Break The Glass »). Merritt et Crutchfield rejoignent le groupe sur « Erasure », une confrontation évocatrice entre l’objectif et les conséquences de la peur et de la haine. « Un des buts de quelqu’un de sectaire est d’effacer l’histoire, l’expérience, et l’existence de quiconque il perçoit comme étant « autre que lui », dit Mac. « Ça rend beaucoup plus facile le fait de créer sa propre vision de la réalité… »

Malgré la force conductrice de l’album, ce serait une erreur de dire que l’album est politique, ce qui suggérerait qu’il a quelque chose à voir avec les partis, ou quoi que ce soit qui puisse être décomposé en une différence rationnelle d’opinion. « Nous n’essayons pas d’offrir des solutions politiques dans les limites d’une chanson de trois minutes, » dit Mac. « On parle de comment est-ce qu’on vit, comment ne devient-on pas fou dans le climat actuel quand on dirait que chaque jour un nouveau scandale est perpétré. »

—Evie Nagy

 

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Starcrawler

Posted by on déc 6, 2017 in Artistes | 0 comments

Qu’est-ce que ça donne quand on mélange des éléments des Cramps, des Yeah Yeah Yeahs, d’Alice Cooper, d’Ozzy Osbourne et des Runaways ? Ça donne STARCRAWLER.

STARCRAWLER est un groupe de rock de Los Angeles qui s’est formé en 2015 quand la chanteuse de 18 ans Arrow de Wilde a rencontré le guitariste Henri Cash dans leur lycée d’Echo Park. Ils ont rapidement été rejoints par la section rythmique d’Austin Smith (batterie) et Tim Franco (basse).

Le jeu du quatuor est rempli de rythmes tonitruants et de riffs qui sont autant de bourrasques, et leurs concerts incendiaires, mené par le magnétisme transcendant de de Wilde, sont vraiment captivants. Geoff Travis, le fondateur de Rough Trade, explique l’amour du label pour le groupe : « Si vous pensiez que le rock’n’roll était moribond, que son esprit fun, de représentation et son pouvoir primitif étaient perdus, ça signifie seulement que vous n’avez pas encore vu Stracrawler. »

Après avoir signé chez Rough Trade plus tôt dans l’année (en 2017), ils ont rapidement sorti leur premier single, « Ants », qui a attiré l’oreille d’Elton John qui a passé la chanson dans son émission radio sur Beats 1. Peu de temps après, ils étaient sur la couverture d’LA Weekly, leur journal local. Le titre était « Avec du faux sang et des chansons frénétiques, Starcrawler redonne un sentiment de danger au rock’n’roll. » Dans l’article, Arrow décrit le fait que « les groupes sont ennuyeux de nos jours » et qu’il « n’y a plus de mystère. » Ça aide un peu à comprendre pourquoi leurs concerts sont devenus légendaires. Ils ont aussi été choisi par Dave Grohl pour jouer au festival CalJam à LA dont il faisait la programmation.

Leur premier album sortira chez Rough Trade début 2018 et a été enregistré par Ryan Adams en analogique dans son studio de Pax-Am. L’amour de Ryan pour le groupe et son excitation pour l’album à venir a été bien documenté dans ses nombreux posts à leur sujet qu’il a fait depuis le studio… « Cet album de Starcrawler va vous faire péter un plomb. » … « Starcrawler sont extrêmement bons. Bientôt, ils vont régner sur cette galaxie. » Gerard Way de My Chemical Romance est également tombé amoureux du groupe et a converti une tonne de ses fans. Il a déclaré « Je deviens fou de ce groupe Starcrawler. Un mélange de presque tous mes trucs préférés mais complétement nouveau. C’est super rafraichissant de voir ce mélange de théâtralité des seventies et d’électricité des Stooges. »

Le nouvel album les voit parfaire leur propre interprétation du rock « classique » et les 10 chansons qu’il contient prouvent que oui, ils rendent VRAIMENT le rock’n’roll à nouveau excitant !

« Arrow de Wilde est ce qui serait arrivé si Ozzy Osbourne et Patti Smith s’étaient mis ensemble en 1975 et avaient eu un enfant. » - Classic Rock 

« Des délinquants glam-shock de Los Angeles trouve de l’espoir pour le rock’n’roll. » –  Mojo

« Reculez, chanteurs d’indie rock mélancoliques, parce qu’une jeune chanteuse sauvage du nom d’Arrow de Wilde est en train de dévorer votre ville, dépoussiérant le rock’n’roll avec la force d’un Diable de Tasmanie. » Los Angeles Times 

« Starcrawler fait résonner les groupes des années 90 les plus iconiques de la MEILLEURE des manières. » –  Teen Vogue

starcrawlermusic.com | facebook.com/starcrawlertheband


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Montero

Posted by on nov 28, 2017 in Artistes | 0 comments

Montero, c’est l’artiste et musicien Ben Montero.

Montero opère dans la large et riche tradition du soft rock, remettant au goût du jour le classicisme romantique de l’âge d’or des chansons d’amour avec une touche de pop psychédélique. La musique de Montero évoque les vastes paysages sonores et les textures du rock progressif des années 70, l’écoute facile de la bizarrerie adulte de Jimmy Webb et Burt Bacharach, et le martèlement de rock vintage MOR de stade, parfois dans une seule chanson. Avec une emphase sur une voix claire, des mélodies planantes, une belle instrumentation et un apparat glam et rêveur, Montero s’aventure dans les domaines doucement surréalistes de la romance, du désir et du merveilleux.

En tant qu’artiste visuel, Le style de Ben basé sur les BD souligne l’universalité de petits moments humains à travers une sélection d’amis à fourrure (ou parfois visqueux). Son art a orné des pochettes d’albums, des t-shirts et des posters pour Mac DeMarco, Ariel Pink, Kurt Vile, Pond et bien d’autres. Il dessine une BD régulière pour le site Vice.

« Performer« , le nouvel album de Montero sortira le 02 février 2018 chez Chapter Music.

facebook.com/monteroband

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DJ Zebra vs DJ Prosper : Bootleggers United

Posted by on nov 15, 2017 in Artistes | 0 comments

Prosper fait danser les gens.
Zebra les rend dingue.

Experts en brassages musicaux, les deux DJs sont recherchés pour détournement de styles :
Funk bâtard et Rock transgenre, breakés façon puzzle.
“Fun Fun Fun” vs. “Kick Out The Jam” !

Face à face, ils s’affrontent et se remixent dans une joyeuse battle.
Tous les coups sont permis, surtout les plus tordus.
Et sur 4 platines, personne ne peut les arrêter.

facebook.com/bootutd

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Public Access T.V.

Posted by on nov 14, 2017 in Artistes | 0 comments

« Un premier album que les fans de rock’n’roll vont adorer… Il est absolument fantastique. »  – The Guardian

« Public Access T.V. viennent de sortir leur premier album avec des éloges de toutes parts, les critiques du genre affirmant que les tubes post-punk courts du groupe sont ce à quoi le rock de New York devrait ressembler. »  – Fader

« Le premier album des dépravés de la nouvelle vague de New York livre une satisfaction instantanée grâce à des refrains plein d’entrain et des mélodies qu’on ne peut qu’aimer. » – NME

L’histoire de Public Access TV semble avoir été écrite pour un épisode de Behind The Music. Un groupe d’amis arrête le lycée et prend le bus pour New York en rêvant de commencer un groupe. S’en suit une hyper-médiatisation frénétique, une guerre entre labels pour leur faire la meilleure offre, un premier album applaudi par la critique, des tournées à guichets fermés et des concerts en festivals partout dans le monde.

Mais comme tous ceux qui ont déjà regardé un documentaire sur la musique le savent, l’histoire possède toujours un côté plus sombre, et celle de PATV ne fait pas exception. De l’addiction, des cures pour en guérir, des bagarres (principalement entre eux) en public, une explosion dévastatrice qui a détruit toutes leurs possessions matérielles, et un accident au volant d’une décapotable des années 80… Toute une vie compactée dans le cycle d’un album. Et maintenant pour la deuxième partie, voici le deuxième album de Public Access T.V. : Steet Safari.

Le groupe, qui se compose du frontman et chanteur John Eatherly, Xan Aird, Max Peebles et Pete Star, est entré en studio pour enregistrer le nouvel album à l’automne 2017 avec le producteur Patrick Wimberly (Beyonce, MGMT, Chairlift), armé d’une pléthore de chansons qu’ils avaient écrites en décrivant les tumultueuses dernières années de leurs vies… Le premier single « Metrotech » donne un aperçu de la palette plus vaste avec laquelle le groupe travaille sur leur nouvel album.

« Je crois que c’est se défiler que de dire que c’est l’album de la maturité pour nous, ou n’importe quel cliché que les groupes disent à propos de leur deuxième album, dit Eatherly. Il n’y pas eu d’éveil spirituel ou d’illumination. On est quatre jeunes gars en train d’essayer de trouver un sens à nos vies, d’être des gens bien, et il y a de nombreuses fois où on se plante. Le challenge, c’est d’exprimer ça à travers des chansons et je ne peux qu’espérer le salut. »

Public Access T.V. ont annoncé la sortie de leur très attendu deuxième album « Street Safari », prévu pour février 2018. Metrotech, le premier single de cet album, a été diffusé par Zane Lowe pour la première fois sur la radio Beat 1 et des tournées aux États-Unis et en Europe ont aussi été annoncées.

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